Sa nouvelle sur le sinagot a gagné le 1er prix

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Jean Richard raconte l’histoire dramatique du “Pourquoi pas”, ce sinagot disparu en mer en 1942. Les lecteurs pourront rencontrer l’auteur, ce samedi 11 juin, à Vannes.
Jean Richard, passionné d’histoire locale, vient de recevoir le 1er prix du concours de nouvelles La Plume de la Presqu’île 2016, organisé par la mairie de Saint-Pierre Quiberon. Il raconte, dans un style bien à lui, imagé, l’histoire invraisemblable du sinagot Le Pourquoi pas disparu en 1942.

« Ce sinagot, qui pratiquait la pêche au chalut dans la baie de Quiberon, partait tous les lundis matins de Séné. Le samedi, comme bon nombre d’autres sinagots, il rentrait à Séné afin de passer le week-end en famille et remettre à la patronne la recette de la semaine », explique l’auteur.

Le “Pourquoi pas” ne rentre pas
Dans le courant de l’été 1942, la météo étant favorable, Jean Danet, le patron du Pourquoi Pas, et André Jouan, son matelot, décident d’aller chaluter à l’entrée de la Vilaine. Le samedi suivant, le Pourquoi pas ne rentre pas. « Les heures passent et l’on pense d’abord que Jean Danet attend que le courant de marée lui soit favorable pour rentrer dans le Golfe. » Continuer la lecture de Sa nouvelle sur le sinagot a gagné le 1er prix

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Jésus Christ et la pécheresse

Christ ert pécheresse
Philippe de Champaigne

Dimanche 12 Juin

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc 7, 36-50.

Un des pharisiens pria Jésus de manger avec lui. En entrant dans la maison du pharisien, il se mit à table. Et voici, une femme de la ville, qui était pécheresse, et qui savait qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à les mouiller avec ses larmes. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum.

En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : «  Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. »

Jésus prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. –Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cent pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous les deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? «  Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus.

Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison et tu ne m’as pas versé de l’eau sur mes pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée elle n’a cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. «  IL dit à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

Christ et pécheresse
Artus Wolffort

Quel regard ?

Quelle étonnante rencontre dans la maison de Simon ! Le pharisien voulait sans doute voir de plus près ce jeune rabbi qui disait venir de la part de Dieu. Il parlait bien, il rayonnait de bonté. Et puis tout s’écroule ! Voilà que Jésus se prête à une scène pour le moins choquante. Cette femme qui s’approche de Jésus est connue comme prostituée. Ses gestes, ambigus et humainement troubles, disent assez ce qu’elle est. Mais le scandale vient surtout de l’absence de réaction de Jésus. Simon pensait avoir invité un homme de Dieu. Et voilà qu’il a devant lui un homme comme tous les autres.

Si au moins Jésus avait retiré ses pieds, s’il avait protesté, remis la femme à sa place ! Mais non ! Juste avant ce récit, Luc rapporte qu’on parlait de Jésus dans des termes peu flatteurs : « Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des collecteurs d’impôts et des pécheurs. »

Simon et la pécheresse : curieux rendez-vous de deux mondes qui ne peuvent pas se rencontrer. Entre eux, il n’y aura aucun signe, que de l’ignorance et du mépris.

Et pourtant l’un et l’autre ne sont que des prisonniers, enfermés et verrouillés, l’un dans son personnage de pharisien et l’autre dans sa réputation de pécheresse.

L’un et l’autre, l’un autant que l’autre ont besoin de s’en sortir. La pécheresse le sait, le pharisien ne veut pas le savoir. Il n’a pas besoin de Jésus. Il est en règle, il n’a pas dette, il ne doit rien à personne, pas même à Dieu.

La pécheresse en entrant, ne voit plus que Jésus, celui qui guérit, celui qui pardonne. Et son amour de convertie lui donne la force d’agir comme si elle était seule. Elle livre au Christ, en une seule fois, non seulement ses cheveux et son parfum, mais ses larmes ; larmes de détresse, mais aussi larmes de joie devant celui qui peut pardonner ses péchés, la remettre debout.

Si Jésus l’avait repoussée, il l’aurait enfermée dans son péché. En l’accueillent, il lui donne un amour qu’elle n’avait encore jamais reçu, un amour gratuit, pour la faire naître à elle-même. Un amour qui n’enferme pas dans le passé, mais qui ouvre un avenir et le rend possible. « Tes péchés sont pardonnés. Ta foi t’a sauvée. Va en paix. »

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