Ile d’Arz, une île de vieux ?

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Ile d’Arz, une île de vieux ?

Jacques de Certaines ouvre le débat

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Une île de vieux ?

Le taux de vieillissement est le rapport (plus de 65 ans)/(moins de 20 ans) ; il est à l’île d’Arz près du double du taux de vieillissement moyen des îles regroupées dans l’AIP (Association des îles du Ponant). Cela peut, en partie, s’expliquer par la taille de notre île trop petite pour avoir un collège, voir un lycée. Mais est-ce un déterminisme imparable ? Un rattachement au collège des îles du Ponant serait-il possible et souhaitable ?

Une meilleure prise en charge par l’ARS (Agence régionale de santé) du MAD (maintien à domicile des personnes âgées) serait nécessaire, exploitant notamment les développements actuels en télé-médecine dont le CATEL à Vannes est le pôle pour les pays francophones ? Saura-t-on faire primer l’intérêt général sur l’intérêt particulier pour faire venir des jeunes couples d’actifs, par exemple des maraîchers ? Et puis, paradoxe un peu triste, l’agglomération de Vannes s’est déclaré hostile à une modification du PLU permettant de créer un cimetière annexe ? Pourquoi ne pourrions-nous plus enterrer nos morts sur l’île ? C’est aussi, hélas, un problème lié au vieillissement.

La démographie n’est pas une fatalité, elle est le résultat, jamais à court-terme, de choix politiques.

Jacques de Certaines

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Quelques lectures de référence

Au 1er janvier 2050, en supposant que les tendances démographiques récentes se maintiennent, la France métropolitaine compterait 70,0 millions d’habitants, soit 9,3 millions de plus qu’en 2005. La population augmenterait sur toute la période, mais à un rythme de moins en moins rapide. En 2050, un habitant sur trois serait âgé de 60 ans ou plus, contre un sur cinq en 2005. La part des jeunes diminuerait, ainsi que celle des personnes d’âge actif. En 2050, 69 habitants seraient âgés de 60 ans ou plus pour 100 habitants de 20 à 59 ans, soit deux fois plus qu’en 2005. Ces résultats sont sensibles aux hypothèses retenues, mais aucun scénario ne remet en cause le vieillissement, qui est inéluctable.

Insee

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Lundi 28 décembre 2015, le Président de la République a promulgué la loi n° 2015-1776 relative à l’adaptation de la société au vieillissement.  Ce texte vise à préparer la société française au vieillissement de sa population en anticipant la prise en charge et en garantissant l’autonomie des personnes âgées.

Sénat

Attention ! Personnes âgées

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Commentaires des lecteurs

Je suis d’accord avec le chat: je suis jeune depuis plus longtemps que d’autres et je souhaite que ça dure encore très longtemps!!! C’est l’air du Golfe qui conserve….

Joël Bulot

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Une Île sans Jeunes !

(Enfants en bas âges, adolescents, jeunes-adultes, adultes-jeunes, jeunes-vieux toujours là,….)

Notre Île ne sait pas exploiter les trésors de ressources qu’elle possède !

Cependant, il faut le dire, l’Île d’Arz, comme bon nombre d’îles, est devenu aujourd’hui une terre d’accueil aux frontières rassurantes et doucement bercée par le va et vient des marées, et cela ne l’aide pas à explorer des projets plus ambitieux.

« L’île est d’autant plus Île que la rupture est forte, ou ressentie comme telle ; il faut traverser la mer pour y arriver, confie une voyageuse…. On a le temps d’y penser. On change de rythme, on passe dans un autre Espace-Temps. »

Mais, malheureusement, nos Îles du Ponant ne peuvent pas se contenter d’attirer des vacanciers et des touristes béats d’admiration, même si cela est évidemment très important pour un certain équilibre économique actuel.

Pour s’engager dans le débat ouvert, c’est vrai, si l’on ne fait rien, ce fameux Taux de Vieillissement ne cessera de croître de plus en plus vite, et risque de mettre en péril toutes perspectives d’avenir.

Il ne s’agit pas de faire du « Jeunisme » à tout prix, mais simplement de constater des faits assez récents, et donc de se poser quelques questions critiques à ce propos :

Aujourd’hui, Politiquement, rien est fait pour encourager l’installation et la sédentarisation de nouveaux actifs, jeunes ou moins jeunes, sur notre territoire :

Les faucheurs de buts, sur l’Espace Jean Danet dédié aux jeunes, restent impunis.

Absence quasi-totale d’accueils et d’installations Municipales concernant les activités nautiques…exceptés, Jeunesse et Marine, 47° Nautik, les Douanes et les Glénan pour leurs stages d’apprentissage.

Aucune perspective de projet d’installation d’aire de jeux ouverte et polyvalente pour les 10/15 ans.

Fiasco total de l’implantation d’un couple de Maraîchers Bio, avec deux enfants déjà scolarisés sur l’Île.

D’accord, c’est un défi pour la pensée et l’action politique qui pour l’instant ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et spéculent immanquablement sur de futures élections.

Pourtant, le développement de la multiplicité des moyens techniques de communication devrait nous amener à repenser « la question de l’habiter ensemble sur terre » comme le suggère Edgar Morin, question qui se pose de façon de plus en plus aigüe chaque jour dans notre petite collectivité insulaire.

Il s’agit en fait de l’Unité de l’Île : le problème est bien là aujourd’hui, car l’Unité n’est pas forcément exclusive et antinomique des différences et des particularités de pensée et de vie de chacun.

Pour atteindre cet idéal, il est indispensable de se parler à nouveau, il est indispensable de promouvoir une politique qui serait attentive,

A ce qui est dit, et non à qui l’a dit.

Je dis ce que je fais, et je fais ce que je dis.

Puisque le débat semble ouvert, accrochons-nous à une conviction énoncée par Théodore Monod,

« L’utopie n’est pas l’irréalisable, mais l’irréalisé ».

Bernard Le Roy 14/03/2016

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Homélie du 13 mars 2016 – La femme adultère

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Lorenzo Lotto – La femme adultère

Dimanche 13 Mars

Evangile de Jésus Christ selon Saint Jean

En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amenèrent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en situation d’adultère. Or, dans la loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » IL baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. IL se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

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Quelle aubaine pour les ennemis de Jésus !

Quelle aubaine pour les ennemis de Jésus ! Ils sont sûrs, ce jour-là, d‘avoir trouvé la manière de le piéger.

Ils traînent devant lui une femme surprise en flagrant délit d’adultère. Mais ce n’est pas cette femme qu’ils veulent juger, c’est Jésus. Ils espèrent, ce jour-là, le mettre dans une situation impossible. « Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là, et toi qu’en dis-tu ?

Le piège est bien monté. Si Jésus se déclare d’accord avec Moïse, toutes ses paroles sur le pardon des pécheurs, sur le Dieu miséricordieux ne sont que du vent. Et, s’il se prononce sur l’acquittement, il se met en opposition avec la Loi et les prophètes.

Jésus refuse de mêler son regard à ceux des juges improvisés. Regarder à ce moment- là, ce serait se faire complice du lynchage de cette femme. Il se baisse et écrit sur le sol. Soudain, il crève le silence par une de ces paroles dont il a le secret et qui bouleverse les débats de fond en comble : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre. » Autrement dit, il demande d’abord aux juges de se juger eux-mêmes, en conscience. Et vous savez la suite : ils s’en vont l’un après l’autre, à commencer par les plus âgés !

Que veut nous dire Jésus aujourd’hui ?

Les mêmes choses avec les mêmes mots : deux phrases énormes, aux significations immenses.

La première : « Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre. »

Y a-t-il une phrase qui en dise aussi long en aussi peu de mots, et avec autant de justesse, sur la condition humaine ? Qui peut s’ériger en juge de son frère ? Qui ?

D’abord pour une simple raison de bon sens. Que sais-tu de cet homme que tu juges ? Que sais-tu de cette femme qui tu condamnes ? Que sais-tu de ce couple qui a divorcé ? Peux-tu imaginer l’enfance de ce jeune délinquant ? As-tu une idée de ce qui a amené cette personne à se donner la mort ?

Et maintenant, écoutons la parole de Jésus : Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre. » N’avons-nous pas envie d’ouvrir la main pour lâcher la pierre que nous nous apprêtions à lancer, la pierre tranchante du ragot, de la critique qui ternit une réputation, du jugement sans appel, de la méchanceté ?

Cet évangile interroge chacun de nous à ce niveau-là. Il interroge toute personne quelle qu’elle soit !

C’était la première parole de Jésus, voici la deuxième : « Moi non plus, je ne condamne pas, va et ne pèche plus. » Jésus ne ferme pas les yeux sur la gravité du péché, mais il les ouvre sur le visage du pécheur. Si vous parcourez l’Evangile, vous y trouverez Zachée, le percepteur d’impôts, Matthieu, les publicains, Marie Madeleine, la Samaritaine, et même le prisonnier de droit commun sur son poteau d’exécution, à droite de Jésus. A tous Jésus a pardonné leurs péchés.

Jésus nous révèle le vrai visage de Dieu qui n’est qu’amour et miséricorde. Dieu n’attend pas que nous changions pour nous pardonner, il nous pardonne pour que nous changions : « Voici que je fais un monde nouveau ; il germe déjà, ne le voyez-vous pas ? »

Ce monde nouveau, nous le savons, a été inauguré par le Christ. Il est parmi nous, en germination, en croissance. Mais le voyons-nous ? En profitons-nous ?

Père Lucas

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