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François BOEDEC s’exprime sur l’affaire RUPNIK

François Boëdec, prêtre jésuite, est provincial de l’EOF depuis 2017

Affaires Marko Rupnik : « Un jésuite engage toute la Compagnie de Jésus »

Pour François Boëdec, provincial de la province jésuite d’Europe occidentale francophone, ces affaires montrent que les réponses apportées face à ces faits d’emprise et d’agressions sexuelles commis sur des femmes adultes doivent évoluer, comme cela a été le cas pour les abus sur mineurs.

Beaucoup d’observateurs accusent la Compagnie de Jésus d’avoir mal géré les affaires Rupnik et d’avoir pris des sanctions trop légères. Qu’en pensez-vous ? Et comment les jésuites de votre province reçoivent-ils la révélation de ce nouveau scandale d’abus ?

Les faits d’emprise et d’agressions sexuelles subis par les personnes victimes du jésuite Marko Rupnik nous choquent profondément. Les traumatismes et les dégâts occasionnés dans toutes les dimensions de leur vie sont accablants. Les justifications mystiques et spirituelles délirantes sont à l’opposé du message de saint Ignace qui insiste tant sur le respect et la liberté.

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Comprendre l’affaire Rupnik en six grandes questions

Des sanctions canoniques pour abus spirituels et agressions sexuelles visant Marko Rupnik, un prêtre mosaïste proche des souverains pontifes successifs, ont été révélées récemment dans la presse. Tous les regards se tournent désormais vers le pape François.

Qui est Marko Rupnik et pourquoi est-il connu ?

Prêtre slovène appartenant à l’ordre des Jésuites, recteur de la paroisse Saint-Philippe-Néri à Rome, Marko Rupnik est reconnu mondialement pour son travail de mosaïste. En 1995, il est nommé directeur de l’atelier d’art religieux du Centre Aletti à Rome. Dans ce centre d’études et de recherche fondé par Jean Paul II, qui accueille notamment un atelier d’art spirituel, Rupnik supervise la direction artistique de nombreuses œuvres : les mosaïques de la basilique Notre-Dame-du-Rosaire à Lourdes, de la basilique de la Sainte-Trinité à Fatima (Portugal) ou des sanctuaires Saint-Jean-Paul-II à Cracovie (Pologne) et à Washington (États-Unis).

Sans faire partie du cercle des conseillers du pape, Marko Rupnik était proche des différents évêques de Rome. Jean Paul II, par exemple, avait chargé le jésuite de la rénovation artistique de la chapelle Redemptoris Mater, chapelle privée du pape située dans l’enceinte des appartements pontificaux, au Vatican. Le pape François lui avait demandé de réaliser le logo du Jubilé de la miséricorde, en 2016. Marko Rupnik est également connu pour sa théologie de l’art sacré, qu’il prêchait lors de retraites et dans des livres. Il est enfin consulteur de trois « ministères » au sein de la Curie : le dicastère chargé du culte divin et de la discipline des sacrements, celui chargé du clergé et celui de l’évangélisation.

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L’homosexualité est un péché, mais les circonstances peuvent « éliminer la faute » réaffirme le pape François dans une lettre au site internet américain Outreach.

L’homosexualité est un péché, mais les circonstances peuvent « éliminer la faute » réaffirme le pape François dans une lettre au site internet américain Outreach.

L’homosexualité est un péché comme « tout acte sexuel en dehors du mariage » mais les circonstances peuvent « diminuer ou éliminer la faute », déclare le pape François dans une lettre envoyée au père James Martin revenant sur ses déclarations sur l’homosexualité dans l’entretien accordé à l’agence de presse AP le 24 janvier 2022. Le jésuite américain, ardent défenseur d’une plus grande inclusion de la « communauté LGBTQ+ » dans l’Église catholique, a publié la lettre manuscrite reçue du pontife sur le site Outreach le 27 janvier.

Sur le portail de cette entité pastorale catholique dédiée aux personnes homosexuelles transgenres ou « queer », le père Martin explique avoir envoyé une lettre au pape dans laquelle il le remercie pour sa condamnation de la criminalisation de l’homosexualité dans l’entretien et lui demande une clarification. « Il semble qu’il y a beaucoup de confusion sur votre commentaire ‘être homosexuel est un péché’, ce qui, bien entendu, ne fait pas partie de l’enseignement de l’Église […] Pensez-vous qu’être simplement homosexuel est un péché ? », lui demande-t-il.

« Mon sentiment était que vous ne faisiez que répéter ce que d’autres pourraient hypothétiquement dire », poursuit-il. Dans sa lettre, le pontife confirme que ses propos ont été mal compris en raison du format de l’entretien et qu’il rapportait une « généralité ».

POPE FRANCIS AUDIENCE

Lire aussi :Ce que le pape François a vraiment dit sur l’homosexualité

Le pape François explique avoir voulu dire que l’homosexualité était un péché dans le sens où « tout acte sexuel en dehors du mariage » – il souligne ces mots dans sa lettre – est un péché selon l’enseignement moral de l’Église. « Bien sûr, il faut aussi tenir compte des circonstances, qui peuvent diminuer ou éliminer la faute », ajoute-t-il, soulignant qu’outre la « matière » du péché, il fallait aussi prendre en considération « la liberté et l’intention ».

Le pontife réaffirme par ailleurs sa condamnation de la criminalisation de l’homosexualité, déclarant que ceux qui défendent des lois discriminatoires dans l’Église « ont tort ». Il confie enfin à son destinataire, le père Martin, qu’il prie pour lui et son travail.

Le pape François a déjà reçu le père Martin en audience à deux occasions au Vatican et lui a envoyé plusieurs courriers. Il a aussi fait du jésuite un consulteur du Dicastère pour la communication en 2017.

https://fr.aleteia.org/2023/01/29/le-pape-francois-clarifie-ses-propos-sur-lhomosexualite/

Le cardinal McElroy contredit le Pape François sur l’homosexualité

Créé cardinal en août dernier, le cardinal McElroy, évêque de San Diego, a des idées différentes du Pape François. En effet, dans une publication à la revue jésuite progressiste America, il déclare

La distinction entre orientation et activité ne peut pas être le centre principal d’une telle attention pastorale parce qu’elle suggère inévitablement de diviser la communauté L.G.B.T. entre ceux qui s’abstiennent d’activité sexuelle et ceux qui ne le font pas. 

Pourtant, le Pape François avait affirmé il y a quelques jours aux journalistes de l’agence AP:

Être homosexuel n’est pas un crime. Ce n’est pas un crime. Oui, mais c’est un péché. Très bien, mais faisons d’abord la distinction entre un péché et un crime

Si on comprend bien le Pape, il faut continuer à distinguer le péché du pécheur, mais, visiblement, pour le cardinal McElroy, c’est une distinction qu’il faut dépasser, puisque l’on ne peut continuer pastoralement à distinguer une orientation (l’homosexualité) de l’activité (qui est pécheresse)  

https://www.riposte-catholique.fr/archives/174474

L’homosexualité, un «péché» : après la polémique, le mea culpa du pape François

Le souverain pontife a écrit une lettre dans laquelle il souhaite clarifier ses précédents commentaires. S’il avait redit que l’homosexualité était « un pêché », c’était pour renvoyer à toute « relation sexuelle hors mariage », explique le pape.

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https://www.leparisien.fr/societe/lhomosexualite-un-peche-apres-la-polemique-le-mea-culpa-du-pape-francois-28-01-2023-Z4CZEDKRSJCQDIX62JMIB7QH3Y.php

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