Protéger les zostères, oui mais comment ?

Merci à Pierre Denis et Jean-Pierre Tiffou, passé et présent Présidents  de l’Aumia,  de nous avoir autorisé à publier leurs très intéressantes contributions au débat sur la protection des herbiers marins. Une position de l’élu en charge du dossier viendrait utilement compléter notre information.

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Jean-Pierre Denis, Passé Président de l’Aumia

Il est évident que les mouillages sur ancres saccagent les herbiers.

Nos chaînes de corps morts les massacrent également en évitant autour des blocs.

Concernant les mouillages sur ancres à terre de nos postes de mouillages.

Sur le plan général des mouillages de l’Ile d’Arz établi en son temps par la DDE, ancêtre de l’actuelle DDTM (voir documents ci-joints), on note clairement deux zones d’interdiction de mouillage situées sur l’herbier, une à Rudevent et l’autre au sud de Kernoël. Ces deux zones sont incluses dans la zone d’intervention pour la police communale. Il suffit donc de faire appliquer le règlement, voire que la Municipalité prennent un arrêté pour interdire ou réglementer les mouillages dans l’ensemble de cette zone.

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Concernant nos corps-morts.

Il existe depuis longtemps en Méditerranée des dispositifs pour corps-morts dans les herbiers de Posidonies (des cousines des Zostères).

J’ai eu l’occasion de voir ce dispositif dans le chantier de Kéroïca.

Le principe est d’enfoncer une grande vis dans le sédiment avec l’aide d’un jet puissant pour creuser.

L’impact est moindre qu’un bloc de béton.

http://www.aires-marines.fr/Proteger/Proteger-les-habitats-et-les-especes/Les-herbiers-marins

http://www.apba.info/admin/fichier/Ancre%20Skrew.pdf

Mais il reste la chaîne qui frotte sur le fond. On pallie ce problème en dégageant la chaîne du fond à l’aide de flotteurs, ce qui risque de diminuer fortement la tenue du bateau…

Un tel dispositif impliquerait de remplacer tous nos blocs.

A Larmor Baden, ils gardent les blocs. Il serait intéressant de voir avec eux et de suivre l’expérience.

http://www.ouest-france.fr/bretagne/vannes-56000/golfe-du-morbihan-les-mouillages-ecologiques-se-multiplient-5111498

 

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Commentaire de Jean-Pierre Tifou, Président de l’Aumia

Dans la pratique il n’y a pas de police communale sur le plan d’eau. Seules les polices du parc, des affaires maritimes et de la gendarmerie maritime exercent effectivement des fonctions de police (avec en plus très occasionnellement la douane). En fait déclarer des interdictions sous juridiction de la police municipale revient à ne rien interdire et à autoriser par défaut. Je ne vois pas comment sortir de cette impasse.

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